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Article: Claude Monet : une vie à poursuivre la lumière, du Havre aux Nymphéas

Claude Monet : une vie à poursuivre la lumière, du Havre aux Nymphéas

Patchwork de quinze tableaux de Claude Monet : couchers de soleil et matins brumeux sur la Seine et à Pourville, meules sous la neige, cathédrale de Rouen, Parlement de Londres, palais des Doges et palais Dario à Venise, nymphéas

Quinze tableaux de Monet, de la Seine et de la côte normande jusqu’à Londres, Venise et les nymphéas : La Seine à Lavacourt (1879), Soleil couchant sur la Seine à Lavacourt, effet d'hiver (1880), Coucher de soleil à Pourville, pleine mer (1882), Le Matin, temps brumeux, Pourville (1882), Brume matinale (1888), Meules, effet de neige et de soleil (1891), La Cathédrale de Rouen, le portail et la tour d'Albane, effet du matin (1894), La Seine dans la brume (1894), Falaise de Pourville (1896), Nymphéas (vers 1897–1899), Le Parlement de Londres (1900), Le Palais ducal vu de Saint-Georges-Majeur (1908), Le Palais ducal (1908), Le Palais Dario (1908) et Nymphéas (vers 1915–1926).

Une femme sur une colline battue par le vent, son ombrelle penchée contre les nuages. Un bassin couvert de fleurs, peint de si près que le ciel n’y apparaît plus qu’en reflet. Une cathédrale qui devient bleue, puis dorée, puis grise. Claude Monet a passé soixante ans devant les mêmes motifs, la mer, une rivière, un champ, un jardin, sans jamais peindre deux fois le même tableau. Ce qui changeait d’une toile à l’autre, c’était la lumière, et c’est elle qu’il regardait vraiment.

Il n’avait rien d’un théoricien. « Je m’efforce simplement de rendre ce que j’éprouve devant la nature », écrivait-il. Plutôt qu’un cours sur l’impressionnisme, voici donc un voyage à travers les lieux où il a vécu et travaillé, du port où il a grandi au jardin d’eau où il est mort. Chaque tableau cité en chemin fait partie de nos affiches Monet.

Le Havre : des caricatures et une leçon de ciel (1840–1862)

Oscar-Claude Monet naît à Paris le 14 novembre 1840, mais il grandit au Havre, où son père tient un commerce d’épicerie et d’approvisionnement de navires à l’embouchure de la Seine. Élève médiocre, il dessine avec talent. Adolescent, il croque les notables de la ville et vend ses caricatures dix ou vingt francs pièce, exposées dans la vitrine d’un encadreur.

Dans cette même vitrine sont accrochées de petites marines d’Eugène Boudin, un peintre qui travaille en plein air sur les plages normandes. Boudin remarque les dessins du jeune homme et l’invite à venir peindre avec lui. Monet dira plus tard que ce fut comme si un voile s’était déchiré : Boudin lui apprend qu’il faut peindre le ciel et la mer tels qu’ils sont, sur le motif, avant qu’ils ne changent. On sent encore cette leçon dans sa marine nocturne, Marine, navires au clair de lune, ou dans un petit paysage du milieu des années 1860 où le ciel occupe les trois quarts de la toile.

En 1861, il est appelé sous les drapeaux et envoyé en Algérie dans un régiment de cavalerie. Atteint de la typhoïde, il rentre au bout d’un an, mais la lumière africaine ne le quittera plus. Sa tante paie pour le libérer de l’armée, à une condition : qu’il étudie sérieusement la peinture à Paris.

Portrait photographique en noir et blanc de Claude Monet par Nadar, 1899 : le peintre à la longue barbe grise, en veste sombre

Claude Monet photographié par Nadar en 1899, l’année de ses premiers tableaux du pont japonais de Giverny.

Honfleur et Fontainebleau : une bande d’amis (1862–1866)

À Paris, Monet entre dans l’atelier du peintre académique Charles Gleyre, surtout pour faire plaisir à sa famille. Il y trouve surtout une bande d’amis : Pierre-Auguste Renoir, Alfred Sisley et Frédéric Bazille. Ils s’échappent dès qu’ils le peuvent pour peindre en plein air, en forêt de Fontainebleau ou sur la côte normande.

Les étés à Honfleur, avec Boudin et le peintre hollandais Johan Barthold Jongkind, nous ont laissé La Plage de Honfleur et la rue de la Bavole ensoleillée. À Fontainebleau, en 1865, il peint l’immense Chêne de Bodmer tout en travaillant à un gigantesque déjeuner sur l’herbe qu’il n’achèvera jamais. La même année, il rencontre Camille Doncieux, une jeune modèle qui deviendra sa compagne puis sa femme. Son portrait en robe verte est accepté au Salon de 1866 et lui vaut ses premières bonnes critiques.

Sainte-Adresse, Étretat et les années de misère (1867–1871)

Sa famille n’approuve pas Camille, et quand elle tombe enceinte en 1867, Monet passe l’été chez les siens à Sainte-Adresse, près du Havre, pendant qu’elle accouche de leur fils Jean à Paris. Cet été-là donne quelques-uns de ses tableaux de jeunesse les plus lumineux : la terrasse du Jardin à Sainte-Adresse et ses drapeaux claquant au vent, les Régates à Sainte-Adresse et la plage avec ses bateaux de pêche.

Les années suivantes sont d’une pauvreté désespérée. Monet passe d’une chambre louée à l’autre, à Bennecourt, Fécamp, Étretat et Bougival, souvent sans argent pour acheter de la peinture. C’est pourtant à ce moment que son style prend vraiment forme. Regardez Camille assise au bord de l’eau à Bennecourt, le sombre bateau échoué à Fécamp ou La Vague verte et sa mer presque noire. Durant l’hiver 1868-1869, il peint La Pie, un champ de neige plein d’ombres bleues, avec un unique oiseau noir posé sur une barrière. Le Salon la refuse. C’est aujourd’hui l’un des tableaux les plus aimés du musée d’Orsay.

À l’été 1869, Renoir et lui installent leurs chevalets côte à côte à La Grenouillère, un lieu de baignade sur la Seine près de Bougival. Pour saisir l’eau qui scintille, ils posent des touches rapides et séparées de couleur pure. Beaucoup d’historiens voient dans ces quelques toiles la naissance de l’impressionnisme. Quelques mois plus tard viennent la Seine à Bougival au crépuscule et un petit train traversant la campagne.

Monet épouse Camille en juin 1870. Un mois plus tard, la France déclare la guerre à la Prusse. Pour échapper à la mobilisation, il part pour Londres, où il découvre Turner et Constable et rencontre le marchand Paul Durand-Ruel, qui le soutiendra toute sa vie. Sur le chemin du retour, en 1871, il s’arrête en Hollande et peint les maisons de bois vertes et roses au bord de la Zaan et sur l’Achterzaan.

Régates à Argenteuil, de Claude Monet : des voiliers blancs et leurs reflets sur la Seine

Régates à Argenteuil (vers 1872) : des touches rapides de blanc et de bleu, peintes sur le motif.

Argenteuil : les années les plus lumineuses (1871–1878)

Fin 1871, la famille s’installe à Argenteuil, une petite ville sur la Seine à un quart d’heure de train de Paris. Le dimanche, les Parisiens viennent y faire de la voile ; en semaine, de nouvelles usines s’élèvent sur les berges. Monet peint les deux, avec le même regard ouvert.

Il achète un bateau et y fait construire une petite cabine, un bateau-atelier d’où il peut peindre directement sur la rivière. De là naissent les régates, le bassin et sa promenade, le pont routier et le pont du chemin de fer, par temps gris ou sous un ciel d’un bleu profond. À la maison, il y a un jardin plein de dahlias, où le petit Jean joue au cerceau ou chevauche son cheval mécanique, et où l’on trouve Camille à son métier à broder.

En 1873, sur un coteau au-dessus de la ville, Monet peint Camille et Jean marchant dans un champ de coquelicots. Deux ans plus tard, il les peint de nouveau, vus d’en bas, par un jour de vent : La Promenade, la femme à l’ombrelle, peut-être l’image la plus célèbre de toute sa carrière.

Impression, soleil levant

En avril 1874, lassés d’être refusés au Salon, Monet et ses amis organisent leur propre exposition dans l’ancien atelier du photographe Nadar, boulevard des Capucines. Monet y montre une petite vue du port du Havre dans la brume du matin, avec un soleil rouge et quelques barques sombres. Quand l’auteur du catalogue lui demande un titre, il propose « Impression ». Un critique reprend le mot pour se moquer de tout le groupe, et le nom reste. Impression, soleil levant est aujourd’hui au musée Marmottan Monet, à Paris. Son proche cousin, Soleil levant, marine, peint dans le même port, et l’animé Port du Havre montrent la même fascination pour la première lumière sur l’eau.

Les fenêtres de Nadar lui offrent aussi le boulevard des Capucines et sa foule peinte de simples touches sombres. Monet garde un pied à Paris : en 1876, il expose La Japonaise, un grand portrait de Camille en kimono rouge, et au début de 1877, il obtient l’autorisation de travailler à l’intérieur de la gare Saint-Lazare, où il peint une douzaine de vues de locomotives et de vapeur, dont l’arrivée d’un train de Normandie. Le 30 juin 1878, il trouve un balcon rue Montorgueil et peint la rue noyée sous les drapeaux.

Vétheuil : le deuil et la glace (1878–1881)

Entre-temps, l’argent a de nouveau manqué. Le principal collectionneur de Monet, Ernest Hoschedé, propriétaire de grands magasins, a fait faillite. En 1878, les deux familles, les Monet et les Hoschedé avec leurs six enfants, emménagent ensemble dans une maison louée à Vétheuil, un village dans une boucle de la Seine.

Camille est malade depuis la naissance de leur second fils, Michel, en mars 1878. Elle meurt le 5 septembre 1879, à trente-deux ans. Monet avouera plus tard s’être surpris, à son chevet, à observer les couleurs de son visage. Cet hiver-là est l’un des plus froids du siècle. La Seine gèle, et quand la glace se rompt en janvier 1880, Monet la peint encore et encore. Comparez le silencieux Givre et le soleil rouge d’hiver sur Lavacourt.

Puis vient le printemps. Les pruniers fleurissent, les saules reverdissent, les coquelicots reviennent, et la maison a un jardin qui descend jusqu’au fleuve, plein de fleurs et de tournesols géants. Les natures mortes, comme Pommes et raisins ou un bouquet de soleils, se vendent plus facilement que les paysages et aident à nourrir la maisonnée. Alice Hoschedé reste avec Monet et les enfants, tandis qu’Ernest passe de plus en plus de temps à Paris.

La Manneporte près d’Étretat, de Claude Monet : une immense arche de roche qui surgit de la mer

La Manneporte près d’Étretat (1886), la plus grande des trois arches.

La côte : falaises, tempêtes et Méditerranée (1881–1889)

Après un court séjour malheureux à Poissy, où il peint les pêcheurs du dimanche, Monet retrouve la côte qui l’a formé. En 1882, il passe des mois à Pourville, près de Dieppe, à peindre les falaises à toute heure : la promenade sur la falaise et son ombrelle rouge, la cabane du douanier, les filets de pêche, les ombres sur la mer, une mer agitée et un coucher de soleil sur la pleine mer.

À Étretat et ses trois célèbres arches, il va plus loin encore. En 1883, il peint une tempête depuis la plage, et à l’automne 1885, une vague le renverse, chevalet compris. De ce séjour datent la Manneporte, la falaise d’Aval vue d’en haut et la plage au pied de la falaise d’Amont.

Entre-temps, il découvre le Midi. En 1884, il passe trois mois à Bordighera, sur la Riviera italienne, aux prises avec une lumière si vive qu’il lui faudrait, dit-il, une palette de diamants et de pierreries : palmiers, oliveraies, villas blanches et Alpes enneigées. En 1886, il part pour Belle-Île, au large de la Bretagne, et peint la mer sombre et violente de Port-Domois et de Port-Goulphar. En 1888, c’est Antibes, tout en roses et en turquoise, et en 1889 les gorges sauvages de la Creuse, en rapides et en vallées d’un rouge profond.

Giverny : un champ, mille lumières (1883–1898)

En avril 1883, Monet remarque un village depuis la fenêtre d’un train : Giverny, là où l’Epte se jette dans la Seine. Il loue une longue maison rose avec un grand verger, s’y installe avec Alice et les huit enfants, et n’en repartira jamais. En 1890, il peut acheter la maison, et en 1892, après la mort d’Ernest Hoschedé, il épouse Alice.

Autour de Giverny, il peint la campagne en toute saison : le printemps et l’église du village, un poirier en fleurs, le givre au bord de l’eau, des coquelicots dans un vallon et les jeunes filles de la famille en barque. Sa belle-fille Suzanne pose parmi les arbres en 1887.

Les séries

Puis, à l’automne 1890, il fait quelque chose de nouveau. Il installe plusieurs toiles devant les meules du champ voisin de sa maison et peint le même motif à différentes heures, changeant de toile à mesure que la lumière change. Quinze de ces meules sont exposées ensemble à Paris en mai 1891 et se vendent presque aussitôt. Monet a trouvé sa méthode. L’année suivante, ce sont les peupliers au bord de l’Epte, qu’il paie pour sauver du marchand de bois le temps de les finir, puis la façade de la cathédrale de Rouen, peinte plus de trente fois depuis une fenêtre de l’autre côté de la place.

Ces séries se regardent côte à côte. Placez une meule dans la brume à côté des mêmes meules un matin de neige, ou la cathédrale dans la lumière bleue du matin à côté de la même pierre en plein soleil, et vous comprendrez ce qu’il voulait dire : le sujet compte à peine, ce qui compte, c’est l’air entre vous et lui. En 1895, il emporte sa méthode en Norvège, dans le village enneigé de Sandvika, et en 1896 et 1897, il rame à l’aube pour peindre ses Matinées sur la Seine.

Le Parlement, effet de brouillard, de Claude Monet : la silhouette sombre de Westminster dans le brouillard londonien

Le Parlement, effet de brouillard (1903–1904), peint depuis l’hôpital St Thomas.

Londres : peindre le brouillard (1899–1904)

Monet retourne trois fois à Londres, aux automnes et hivers 1899, 1900 et 1901. Il loge à l’hôtel Savoy, au-dessus de la Tamise, et peint Waterloo Bridge en aval et Charing Cross Bridge en amont. L’après-midi, il s’installe sur une terrasse de l’hôpital St Thomas pour peindre le Parlement devant le soleil couchant.

Il n’aimait Londres qu’en hiver, pour son brouillard, que la fumée de milliers de cheminées teintait de jaune, de rose ou de violet. Sans le brouillard, écrivait-il, Londres ne serait pas une belle ville. Il travaille sur près d’une centaine de toiles à la fois, les termine à Giverny et en expose trente-sept à Paris en 1904. Certaines sont presque abstraites, comme Charing Cross Bridge dans une brume dorée ; d’autres, comme le Parlement dans le brouillard ou Waterloo Bridge au coucher du soleil, laissent voir la ville au travail derrière la couleur.

Le jardin d’eau (1893–1926)

En 1893, Monet achète un terrain de l’autre côté de la route, détourne un petit ruisseau et creuse un bassin. Les voisins craignent que ses plantes exotiques n’empoisonnent l’eau. Il y plante des nymphéas, des iris et des saules pleureurs, et construit une passerelle en bois inspirée des estampes japonaises qui couvrent les murs de sa maison.

Au début, le jardin n’est qu’un plaisir. Puis il devient un sujet. En 1899, il peint une douzaine de fois le pont sur le bassin, puis de nouveau, plus chaud et plus dense, en 1900. Peu à peu, le pont et les berges disparaissent, et il ne reste que la surface de l’eau, comme dans les Nymphéas bleus de 1906 ou les hautes toiles dorées de 1907. Quand quarante-huit de ces vues sont exposées à Paris en 1909, les critiques parlent d’une peinture nouvelle.

Il y a encore quelques voyages. À l’automne 1908, Alice le convainc de venir à Venise, où il peint le palais Dario, le palais da Mula et le palais des Doges flottant dans une brume rose. Mais les années suivantes sont dures. Alice meurt en 1911, son fils Jean en 1914, et sa vue commence à se voiler de cataracte.

Nymphéas de Claude Monet, 1916–1919 : feuilles de nénuphar et reflets de saule sur un bassin sombre

Nymphéas (1916–1919), l’une des grandes toiles des années de guerre.

Les Grandes Décorations

Pendant la Première Guerre mondiale, encouragé par son vieil ami Georges Clemenceau, Monet fait bâtir un immense atelier à Giverny et commence à peindre le bassin sur des panneaux de plusieurs mètres de long. Les couleurs de ces années deviennent plus étranges et plus violentes à mesure que sa vue baisse : le pont enfoui sous le feuillage, l’allée des iris en jaune et en or, des saules pleureurs que beaucoup voient comme une image de deuil pour les morts de la guerre, et des glycines suspendues au-dessus d’une eau d’un bleu profond.

Le 12 novembre 1918, au lendemain de l’armistice, Monet offre deux de ses panneaux à l’État français comme monument à la paix. Le don devient tout un cycle. Après une opération de la cataracte en 1923, il retrouve les bleus, et il retouche les panneaux presque jusqu’à sa mort, à Giverny, le 5 décembre 1926, à quatre-vingt-six ans. Quelques mois plus tard, ses grands Nymphéas sont installés dans deux salles ovales du musée de l’Orangerie, à Paris, où ils entourent encore aujourd’hui les visiteurs.

Monet chez vous

Les tableaux de Monet sont faciles à vivre, parce qu’ils ont été faits pour être regardés longtemps. Quelques idées si vous hésitez :

Les cadres en chêne naturel conviennent à ses jardins et à ses champs, le métal noir souligne les brouillards et les effets de nuit. Si vous aimez cette époque, les couleurs de nos affiches Van Gogh lui font un compagnon naturel.

Toutes nos affiches de Monet

Voici toutes les œuvres que nous reproduisons, regroupées selon les lieux et les périodes évoqués plus haut.

La Normandie et les débuts (1864–1870)

La Hollande (1871 et 1874)

Argenteuil et Paris (1871–1878)

Vétheuil et Poissy (1878–1882)

La côte et les voyages dans le Sud (1881–1889)

Giverny et les séries (1884–1898)

Londres et le retour à Vétheuil (1899–1904)

Le jardin d’eau et Venise (1897–1926)

Regarder la lumière

Monet a dit un jour qu’il aurait voulu naître aveugle puis retrouver soudain la vue, pour peindre sans savoir ce qu’étaient les objets devant lui. C’est le meilleur conseil pour regarder son œuvre : oubliez la cathédrale, la meule ou le pont, et regardez la couleur de l’air.

Pour aller plus loin, le musée de l’Orangerie et le musée Marmottan Monet, à Paris, conservent ses chefs-d’œuvre tardifs, et sa maison et ses jardins de Giverny se visitent du printemps à l’automne. Et une fois rentré chez vous, vous retrouverez toutes nos reproductions de ses œuvres dans notre collection Claude Monet.

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